Les prisonniers vaut de l’or

5 décembre 2011 - par Pascal Huneault

Nombreuses sont les personnes qui se font emprisonnées chaque année; nos voisins du sud, les États-Unis, déclarent une personne sur cent coupable et l’envoie derrière les barreaux ce qui les place en première position pour le nombre de personnes incarcérées par an. Le web-documentaire Prison Valley nous fait découvrir la ville de Canon City qui, avec ses 36 000 habitants et ses 13 prisons, vit de cette « ressource ».

 

L’un des plus gros enjeu éthique que nous retrouvons dans ce web-documentaire réside dans le fait que l’on utilise des prisonniers pour construire des cellules qui seront ensuite distribuées dans plusieurs prisons du pays dans lesquelles ils seront maintenus en détention pour plusieurs années. De plus, l’utilisation de prisonniers comme main-d’œuvre à bas prix est quelque chose d’énormément controversé.  Disponible peu importe le moment de la journée qu’il s’agisse du jour ou de la nuit et aucunes normes ou privilèges que retirerait un individu travaillant à l’extérieur de ces murs ne leurs sont alloués. Cette main-d’œuvre s’acharne au travail pour une paie d’une somme ridicule sans pouvoir éviter les jours de travail même dans la maladie. Le fait qu’ils soient détenus dans une prison fédéral fait-il en sorte qu’ils perdent leur statut de citoyens; ont-ils encore des droits derrière les murs de prison ou se pourrait-il que les États-Unis aient trouvé un nouveau genre d’esclavage?

Prison Valley, des réalisateurs français David Dufresne et Philippe Brault, fait découvrir l’univers de Canon city dans ce web-documentaire à saveur de Road-movie qui fait passer le spectateur d’un endroit à l’autre en vous faisant découvrir cet univers des plus discrets.

Les commentaires sont fermés.