Pourquoi ne pas marquer ses créations au fer rouge

17 novembre 2011 - par Léa d'Avignon

 

Aujourd’hui, grâce aux médias, on est amené à découvrir en nous un certain talent en création et tout autres types d’art. On peut expérimenter des nouvelles essences de la créativité grâce aux médias en ligne. Comme par exemple : youtube. Je reconnais que, souvent, il est bénéfique dans un souci de création d’avoir une plate-forme comme celle-ci, pour partager du contenu. Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui l’utilise de la bonne façon. Mais qu’elle est la bonne façon? Comme nous le savons, pour la plupart, youtube permet de déposer des vidéos à contenus variés. Cette dernière n’a pas vraiment de censure, de règles précises quant au contenu qu’elle souhaite diffuser.

D‘après l’article du Journal de Montréal, écrit par David Patry, il révèle que : « la difficulté, c’est qu’on n’a pas de police du Web. On n’a pas de ressources désignées pour faire le tour des sites afin de voir s’il y a du contenu qui nous appartient ». D’après moi, il a tout à fait raison. Un créateur ne fera pas le tour de tous les sites existants pour essayer de trouver si ses créations ont étés copiées.

Je défend donc ma position sur quelques faits. Premièrement, YouTube, un site de partage de vidéos très populaire depuis qu’il a vu le jour, n’a aucun moyen efficace pour respecter les droits d’auteurs. C’est dans les conditions d’utilisation du site, que l’on peut apprendre qu’aucune prévention au plagiat n’est présente. Bien qu’avec Internet, aujourd’hui, aucune mesure existante n’empêche de pirater et/ou voler les créations des autres, il devrait exister un code, un ensemble de règles de base, permettant d’afficher nos informations, nos vidéos et photos etc, que nous seul, en tant qu’administrateur, aurait dans nos données.

De plus, les artistes ne sont pas payés pour chaque visionnement. Certains sites sont maintenant disponibles afin de donner en argent la moitié des visionnements retenus aux auteurs. Mais beaucoup de ces sites le sont-ils, me demandez-vous? Et bien non.

Ensuite, aucun créateur n’est à l’abri des vols de ses oeuvres. Certains se servent des créations des autres et les modifient à leur façon pour en retirer la paternité, qu’ils sont les véritables auteurs. Après, ils associent cette dernière à un tout nouveau projet, ce qui change parfois ce que le créateur initial avait en tête au moment de sa création. En plus de brimer son opinion — les gens habituellement intéressés par son produit et le vol de celui-ci –, l’auteur initial est finalement déçu de constater que ce n’est plus comme avant, que son produit a non seulement été violé, mais a aussi été dénaturé. Pour les nouveaux, qui apprennent à découvrir une oeuvre d’un créateur, ils vont juste associer la nouvelle création à leur produit et en feront la critique qu’il veulent.

Finalement,  je pense qu’il faut que pour chaque création, on puisse insérer une sorte d’étampe sur un produit, comme un nom, un timbre ou une étampe, dans une sorte d’encre indélébile, qui assurerait une forme de protection. Bien que je reconnais que Youtube est une excellente façon de s’exprimer et a permis à beaucoup de monde de se faire connaître, comme l’histoire de l’itinérant devenu célèbre en 24 heures (et qui a été embauché comme animateur sportif pour un club de baseball américain grâce à sa riche voix radiophonique), mais il n’en demeure pas moins que la limite de l’expression entre dans la limite du respect des droits d’auteur. Il restera a cerner les limites de la liberté d’expression.

4 Responses à “Pourquoi ne pas marquer ses créations au fer rouge”

  1. ALI SIDIME dit :

    je suis moi aussi daccord avec le fait que une compagnie comme celle de google qui est propriétaire de youtube ne peut pas faire le tour des nombreuses videos qui sont mise sur son site par jour, car même si la compagnie possède assez de moyen financier pour renforcer se coté, elle ne peut rien contre le nombre d’individus qui mettent les vidéos, donc se serait une perte de temps d’après moi d’essayer de contrer un fénomène qui s’est déjas popularisé.

  2. Ariane Fournier Viau dit :

    Il est vrai qu’il n’y a pas vraiment de règles établient lorsqu’il est question de déposer un vidéo sur Internet. Les gens n’ont donc aucune censure et ceci peut provoqué un certain conflit entre les utilisateurs. La plate-forme ce doit d’être une surface de diffusion respectée et respecteuse. En ce qui conserne les droits d’auteur, sur le site de youtube, il est vrai qu’aucune règle écrite prouve que les internautes ne peuvent plagier les vidéos. Il serait préférable, en faveur des artistes, qu’une règle soit mise sur pied afin d’aider les nouvelles générations à percer dans le domaine des arts sans que n’importe qui puisse prendre possession des droits de publication. Nous voulons que la relève soit créative et unique.

  3. Laurence Gagnon Beaudoin dit :

    Je suis d’accord avec le fait que de ne pas avoir une police du web pose problème. Toutefois, je m’imagine assez mal quelle forme pourrait prendre cette nouvelle sorte d’autorité. Probablement serait-elle gouvernemental, mais alors facile à déjouer en utilisant des serveurs étrangers. La diffusion de vidéos posent tout un casse-tête au niveau légal, et il faudra beaucoup de génie pour enrayer le problème.

  4. alexis dit :

    Selon-moi, l’article est contradictoire sur plusieurs de ses aspects. Au départ, même si les nouveaux médias ont inspirés le développement de diverses pratiques artistiques, il en résulte tout de même une certaine divergence des intérêts présents dans une communauté. Toutefois, j’ai eu la chance de visionner plusieurs vidéos qui échappent à la censure. Sans entrer dans les détails, il est vrai qu’ils peuvent choquer le public. Ces vidéos sont là pour une raison. La personne qui l’affiche ne l’a pas simplement vue, elle l’a vécu. Comme quoi la rediffusion d’un contenu non-autorisé est un service, et non pas une forme de plagiat. De plus, certains individus sont payés 2,50$ par 1 000 vue obtenus (à partir de 10 000 vues). Heureusement, les vidéos compromettantes sont rarement visibles auprès du grand public, il s’agit donc d’une problématique biaisée. Finalement, il faut mentionner que le vol de l’art est un phénomène normal engendré par l’évolution des technologies. Même s’ils sont libres de droit, as-tu réellement dessiné les vecteurs présents dans tes animations?

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